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Ouvrages temporaires dans le domaine de la construction

Toutes les structures et les travaux temporaires indépendants du bâtiment et ne faisant pas partie de l’ouvrage terminé sont considérés comme des ouvrages temporaires

Les ouvrages temporaires sont toutes les structures et les ouvrages temporaires, indépendants de la structure du bâtiment, réalisés pour garantir la sécurité des travailleurs sur le chantier et des personnes étrangères au chantier en cas de leur implication accidentelle dans les temps et les espaces du chantier. Ils ne font pas partie de l’ouvrage terminé car ils seront retirés plus tard.

Aborder la sécurité sur les chantiers de construction nécessite une compréhension approfondie des ouvrages temporaires, tels que les échafaudages, ainsi qu’une connaissance détaillée de la réglementation en vigueur.

Ouvrages temporaires : signification

Les ouvrages temporaires englobent tous les aménagements auxiliaires pour l’exécution de travaux de construction (construction, assemblage, réparation, maintenance, démolition) caractérisés par leur non-continuité, car ils sont destinés à être retirés dès que la nécessité pour laquelle ils ont été réalisés cesse.

Ils représentent un deuxième ordre d’ouvrages et d’équipements autour du bâtiment en construction ou en rénovation, dont la présence et l’utilisation sont non seulement nécessaires pour la réalisation du projet, mais également pour garantir la sécurité des travailleurs.

Il s’agit donc d’ouvrages d’une importance fondamentale, à considérer attentivement sous tous les aspects : conceptuel, constructif, conservateur. C’est pourquoi leur inclusion dans les plans de sécurité est une question incontournable, car les ouvrages temporaires constituent l’un des aspects les plus significatifs dans l’évaluation des dispositifs de prévention des accidents à prévoir dans le plan lui-même.

Quels sont les ouvrages temporaires

Les ouvrages temporaires se distinguent en fonction des objectifs auxquels ils sont destinés en : 

  • ouvrages de service : ils servent au stationnement et au transit sûr lors du travail de personnes, d’objets, d’outils, de matériaux et d’appareils de levage ;
  • ouvrages de sécurité : ils complètent la structure complexe de l’ouvrage temporaire et sont indispensables pour empêcher les chutes de personnes et de matériaux présents sur les ouvrages de service ;
  • ouvrages de soutien : ils garantissent la stabilité des parties de l’ouvrage qui ne peuvent pas encore se soutenir seules.

Il s’agit d’une distinction plus formelle que substantielle, car il est fréquent que le même aménagement remplisse plusieurs fonctions simultanément (comme par exemple l’échafaudage).

Ouvrages temporaires de service

Les principaux ouvrages temporaires de service sont : 

  • échafaudages ;
  • passerelles ;
  • plates-formes de zones de chargement et trappes.

Échafaudages

Parmi les ouvrages temporaires, le plus couramment utilisé est l’échafaudage fixe en bois ou en métal, à installer en fonction des besoins. Aujourd’hui, l’utilisation de l’échafaudage en bois est presque totalement abandonnée. Il existe différents types d’échafaudages dont l’utilisation est autorisée par les normes : 

  • à tubes et raccords ;
  • à cadre préfabriqué ;
  • multidirectionnel.

Passerelles

Les passerelles servent à relier des zones du chantier situées à des hauteurs différentes ou séparées par un vide.

  • largeur ≥ 0,60 m lorsqu’elles sont destinées uniquement au passage des travailleurs ;
  • si elles sont également utilisées pour le transport de matériaux 1.20 m ;
  • leur pente ne doit pas dépasser 50% ;
  • des lattes transversales doivent être fixées sur les planches à une distance ne dépassant pas la longueur d’un homme chargé.

Plates-formes et trappes

Les ouvertures laissées dans les planchers ou les plates-formes de travail doivent être entourées d’une balustrade normale et d’une planche de pied fixée solidement et d’une résistance au moins égale à celle du plancher des ponts de service. Les ouvertures dans les murs donnant sur le vide ou les espaces ayant une profondeur supérieure à 0,50 m doivent être pourvues d’une balustrade normale et d’une planche de pied ou être convenablement bloquées pour empêcher la chute des personnes.

Ouvrages temporaires de sécurité

Les principaux ouvrages temporaires de sécurité sont : 

  • planchers au-dessus des postes de travail ;
  • garde-corps de rétention ;
  • filets de protection contre les chutes.

Planchers au-dessus des postes de travail

Lorsque des bétons et des mortiers sont mélangés ou d’autres opérations continues sont effectuées à proximité des échafaudages ou des zones de chargement et de levage de matériaux, il est nécessaire de construire un solide plancher surplombant à une hauteur ne dépassant pas 3 mètres du sol pour protéger contre la chute de matériaux (auvent).

Garde-corps de rétention

La barrière de rétention se compose de planches fixes disposées en drapeaux inclinés pour protéger les personnes en transit ou en arrêt contre la chute d’objets ou d’équipements minimes. Les exigences suivantes doivent être respectées : 

  • la distance maximale entre une barrière de rétention et n’importe quel plancher ne doit pas dépasser 12 m ;
  • la distance minimale entre le sommet de la barrière de rétention et le plancher doit être de 1,10 m ;
  • si elle est construite avec des planches, celles-ci doivent avoir une épaisseur minimale de 4 cm.

Filets de protection contre les chutes

Les filets de protection contre les chutes sont des dispositifs de protection collective contre les chutes de personnel affecté aux travaux, également utilisés pour contenir des objets et des débris.

Ouvrages temporaires de soutien

Les ouvrages de soutien correspondent à une intervention de nature structurelle, car ils contrarient l’action de basculement du sol. Il existe des ouvrages de soutien à gravité (murs, gabions) et en béton armé (murs consoles, murs contreforts et éperons) ; terre armée ; parois (palplanches et écrans) ; structures de soutènement pour des excavations et des tranchées.

Ouvrages temporaires : les échafaudages

Des informations détaillées sont fournies sur les éléments constitutifs des échafaudages, tels que les éléments situés à la base des montants (socles) et les sous-ponts de sécurité. L’extrémité inférieure du montant doit être soutenue par une plaque de base de dimensions adéquates, munie d’éléments de répartition de la charge transmise aux montants.

D’autres indications pour le socle sont : 

  • dans le cas de départs sur des plans inclinés, il y a le problème de l’appui plat du socle ; certains manuels d’autorisation prévoient, à cet effet, un type de socle orientable ;
  • tous les manuels indiquent une planche de bois d’une épaisseur d’au moins 5 cm comme élément de répartition de la charge ; par conséquent, les sous socles en plastique jaune, n’étant pas autorisés, ne seraient pas permis.

Mise à la terre, ancrages et garde-corps

Une attention particulière est également accordée au choix et à la disposition des ancrages, des garde-corps, ainsi qu’à la mise à la terre.

Ancrages

Les ancrages doivent être réalisés au moins tous les deux étages d’échafaudage et tous les deux planchers. La résistance des ancrages varie en fonction du type d’ancrage utilisé et du type de support.

Garde-corps régulier

Les planchers et les ponts de service, les passerelles, les trottoirs situés à plus de 2 m de hauteur doivent être dotés de robustes garde-corps sur tous les côtés vers le vide, constitués d’une ou de plusieurs traverses parallèles au plancher, dont le bord supérieur est situé à au moins 1 m du niveau du sol et d’une planche de pied d’au moins 20 cm de hauteur, alignée avec le plancher.
Les traverses et la planche de pied ne doivent laisser passer aucun espace vertical supérieur à 60 cm. Les traverses et la planche de pied doivent être fixées du côté intérieur des montants.

Mise à la terre de l’échafaudage

La mise à terre de l’échafaudage consiste à canaliser les courants induits par la foudre directement dans le sol. Cette pratique vise à éviter que la structure de l’échafaudage accumule une charge électrique dangereuse pouvant être transférée à quiconque entre en contact avec elle.

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